Dunsinane

de David Greig

2020
en création

La forteresse de Dunsinane, c’est le château où s’est retranché l’usurpateur Macbeth à la fin de la pièce écossaise de William Shakespeare.

David Greig reprend la situation là où Shakespeare l’avait laissée en 1606. Le tyran meurtrier a été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Peut-on alors espérer la paix ? Pas tout à fait.

Certes, Macbeth est mort, mais son successeur Malcolm n’est que veulerie et luxure, et Lady Macbeth, de son vrai nom Gruach, n’est pas prête à abandonner l’Écosse aux mains de ce Malcolm, monarque calculateur appuyé par l’ennemi anglais. L’harmonie politique semble ne pas vouloir s’installer en ce royaume.

Dans la suite qu’il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s’infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses, de l’histoire des Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs. Il donne la parole à ceux que Shakespeare avait laissés silencieux : Gruach (Lady Macbeth), Malcolm et les soldats écossais et anglais.

PRESSE

Le journal d’Armelle Héliot « On a rarement l’occasion de découvrir des pièces neuves, des distributions cohérentes, des spectacles accomplis. Celui de Baptiste Guiton est de ce point de vue unique dans le paysage actuel…Ne le ratez pas ! » ARMELLE HÉLIOT

L’Humanité « Distribution sans faille, conduite avec un sens remarquable du collectif qui ne cèle jamais les partitions individuelles. Beau travail d’équipage, serti dans la scénographie mobile (Quentin Lugnier) d’un portique polyvalent et des lumières d’entre chien et loup (Sébastien Marc) au sein d’un bain sonore lancinant (Sébastien Quencez). Baptiste Guiton se déclare partisan « avec ferveur d’un théâtre des métiers ». Sa mise en scène maîtrisée, judicieusement rythmée à partir d’un texte ambitieux qui part d’hier pour explorer le présent (il y va, au fond, d’une œuvre mythique, Macbeth, dûment bombardée dans l’opacité de notre temps) lui donne raison sans coup férir. » JEAN-PIERRE LÉONARDINI

Wanderer « Entre récit épique et tragédie, entre sens de l’Histoire et réflexion aux accents anthropologiques, Baptiste Guiton et tous ses solides comédiens nous entraînent jusqu’à notre présent « afin que chaque spectateur puisse se reconnaître ». Ils réinterrogent les tensions géopolitiques entre les états, ils réinterrogent « la dilution politique ». Ils invitent à repenser les rapports de domination – notamment la domination masculine, à repenser les liens de fraternité entre tous. En somme, en concevant son théâtre vivant, réflexif et engagé, la compagnie l’Exalté nous convie ici à méditer davantage sur « le sens de la vie » loin de la vanité des fureurs du monde. » THIERRY JALLET

Les Trois Coups « Parmi eux, un jeune soldat se détache. Il est très jeune, presque un enfant. Parfois il s’avance vers le public, quêtant une explication, essayant d’en donner. L’acteur Luca Fiorello incarne ce personnage sans émotions, marqué par les dégâts de cette drôle de guerre écossaise. Son jeu sobre et sa présence sensible le rendent lumineux et émouvant. Remarquons dans cette distribution impeccable : Gabriel Dufay, le général blessé qui aimerait tant mener une guerre propre ; son second, tout en contrastes, joué par Vincent Portal ; enfin, Clara Simpson, femme sans pouvoir, femme de pouvoir un peu sorcière et toujours aux abois. » TRINA MOUNIER

Un fauteuil pour l’orchestre « Ce spectacle s’emploie à une fresque des collines écossaises, et prend le pli de la modernité, de l’épique. Décors mouvants en métal, présence permanente du groupe, qui entraîne l’action, chants et musique mystérieuse nous emmènent dans cette lutte pour la paix et pour le pouvoir. C’est beau et très chorégraphié, l’aspect collectif est prégnant. » VICTORIA FOUREL

La revue du spectacle « Sa mise en scène joue entre une expression dramatique forte, composée de séquences où renaissent les effets de chœur, de foule ou de confrontations duales, et un jeu plus provocateur, plus ludique… et comique, donnant la dérision, la distanciation nécessaire à des situations monstrueuses ou grotesques. Dans ce séquençage, la création sonore et musicale amène aussi une perception plus importante de l’intelligible et du sensoriel. Complément essentiel, le décor procure également un apport visuel sensible, architecturant d’une certaine manière la narration. » GIL CHAUVEAU

Théâtre du blog « Le metteur en scène s’empare avec subtilité de cette pièce complexe, efficace et profonde. Il rend avec fidélité et sans afféterie les scènes tendues et tragiques aussi bien que leurs contrepoints comiques. Dans cet environnement inhospitalier, les acteurs, tous excellents et dirigés avec rigueur, forment une troupe harmonieuse. » MIREILLE DAVIDOVICI

Tribune de Lyon « En adaptant Dunsinane de David Greig, sorte de réponse au Macbeth de Shakespeare, le Lyonnais Baptiste Guiton fait souffler un vent épique sur le plateau de la salle Jean-Bouise au TNP. (…) Le tout porté par une excellente troupe de comédiens au diapason, à commencer par Gabriel Dufay dans le rôle de l’inflexible général Siward, homme d’honneur incarnant une certaine image de la justice avant de se transformer en monstre sanguinaire. Tommy Luminet en nouveau roi d’Écosse, aussi lucide et retors qu’extravagant, a presque des airs de Néron. C’est le moment de débrancher Netflix et d’aller au théâtre. » CAROLINE SICARD

Durée
2h00
Traduction
Pascale Drouet
Mise en scène
Baptiste Guiton
Avec
Gabriel Dufay, Clara Simpson, Clément Bigot, William Burnod, Tom Da Sylva, Logan De Carvalho, Luca Fiorello, Pierre Germain, Tommy Luminet, Ludovic Payen, Vincent Portal, Tiphaine Rabaud Fournier en alternance avec Anita Fraiseau, et Léo-Paul Zaffran
Scénographie
Quentin Lugnier
Lumières
Sébastien Marc
Costumes
Aude Desigaux
Création sonore
Sébastien Quencez
Régie générale
Philippe Lambert
Régie lumières
Gwennoline Ledain
Régie son
Cédric Chaumeron
Stagiaire assistant à la mise en scène
Sylvain Macia
Administration de production
Sylvie Vaisy
Chargée de diffusion
Alicia Jean-Talon - L'esperluette
Production
L'Exalté - Cie Baptiste Guiton
Coproductions
Théâtre National Populaire de Villeurbanne, La Machinerie - Théâtre de Vénissieux et le Toboggan de Décines
Soutien
Arts en scène, centre lyonnais des arts vivants
Éditions
Presses universitaires du midi - L'auteur est représenté en France par MCR, Marie-Cécile Renauld, 11 rue le regrattier, 75004 Paris, en accord avec Casarotto UK.
Visuels
Anne-Laure Etienne
Teaser
Les éléphants rouges / Guillaume Lenoble
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